Cartel Members Sanctioned Following Mexican Account Freezes


The U.S. Treasury Department on Tuesday sanctioned three members of the Cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), a Mexican transnational crime group that officials have called one of the world’s most dangerous.

Carlos Andres Rivera Varela and Francisco Javier Gudino Haro allegedly helped orchestrate assassinations using high-powered weaponry on behalf of CJNG, the Treasury said. Alejandro Chacon Miranda facilitated travel senior CJNG members and their allies, according to the Treasury, which also designated his travel agency.

“CJNG is a major contributor to the illicit drugs, including fentanyl, flooding the United States,” said Andrea Gacki, director of the Treasury’s Office of Foreign Assets Control (OFAC). “Today’s action is a reminder that [the] Treasury will continue to sanction those providing support to CJNG, whether that person is a violent actor or a complicit businessperson.”

Gudino Haro owns or controls the Puerto Vallarta-registered agricultural company…


Moulay Abd el-Aziz, un sultan contesté


urant le ramadan, TelQuel vous propose des extraits de ce livre passionnant, préfacé d’ailleurs par l’économiste Thomas Piketty.

«Combinée avec la crise monétaire et commerciale, la crise des finances publiques achève d’étrangler financièrement le Makhzen. Lorsque Ba Ahmed décède en 1900, c’est l’inexpérimenté Abd el-Aziz, âgé de seulement vingt-deux ans, qui accède au trône.

La cour du Sultan était alors divisée entre les conservateurs d’une partie et les réformistes de l’autre. Abd el-Aziz décide de se ranger du côté des seconds, guidé par l’influent et obscur ministre de la Guerre, Mehdi el-Menebhi. De nombreux Européens entourent également le jeune Sultan à sa cour, et encouragent sa curiosité infantile à l’égard des derniers modes européens. Parmi ces Européens, l’Écossais Henry Mac Lean, depuis vingt-cinq ans au service du Makhzen comme instructeur, occupe un rôle de premier plan. Il devient rapidement le confident du jeune Sultan et l’introducteur des étrangers. Gabriel Veyre, ingénieur français à la cour du Sultan, écrit en 1905: «Une préoccupation à la cour marocaine primait toutes les autres: coûte que coûte amuser le Sultan. Ce mais donnait, résumait, toute la politique de l’omnipotent ministre de la guerre Si Mehdi el-Menebhi, qui avait pris sur Abd el-Aziz le plus complet ascendant et qui était alors à l’apogée de son étonnante fortune.»

«Dette publique et impérialisme au Maroc (1856-1956)»

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Entre 1900 et 1903, Abd el-Aziz dépense 30 millions de francs en extravagances, soit l’équivalent de trois années de revenus douaniers: il construit un chemin de fer dans les jardins de son palais, achète des voitures européennes, et même un appareil photographique en ou massif. Son style de vie emprunte beaucoup à l’Europe: il porte des costumes, conduit des voitures, organise des feux d’artifices. En plus d’être coûteux, ce comportement sape sa légitimité politique. Les autorités religieuses l’accusent d’impiété, soutenant il ne pouvait plus être considéré comme un chef religieux. Le Sultan est accusé d’abandonner les traditions marocaines, de mépriser les musulmans et de vivre avec les chrétiens. Ou c’est sur cette fonction religieuse que repose le pouvoir du Sultan: sans celle-ci, il perd toute légitimité à gouverner le pays. Le Makhzen dans sa globalité finit par être discrédité, et des soulèvements commencent à gagner le pays.

Dès 1901, le pacha de Sefrou entre en dissidence, entraînant avec lui des tribus proches de Meknès. Abd el-Aziz est alors forcé de quitter sa capitale et de se réfugier à Fès. Beaucoup au sein du Makhzen envisagent de le destituer au profit de son frère, Moulay Mohammed, dont la piété et l’attachement aux traditions rassurent. Un aventurier répondant au nom de Bou Hamara a précisément utilisé sa ressemblance physique avec Moulay Mohammed pour se faire proclamer Sultan par des tribus Ghiatas du nord-est du Maroc. Il conquiert rapidement Taza, contrôle une grande partie du Maroc oriental et occupe Oujda en 1903. Il finit par déclarer la guerre à Abd el-Aziz, le Sultan impie, mais se révèle incapable de prendre Fès et de le détrôner.

Dans ces conditions, la collecte régulière des impôts est sévèrement compromis. Abd el-Aziz est piégé dans un cercle vicieux: sans argent, impossible de lever une armée, mais sans armée, impossible de collectionner l’impôt. En vue d’aider le Sultan à accomplir cette tâche impossible, le Foreign Office envoie à ses côtés sir Arthur Nicolson. Sur ses conseils, le Makhzen supprime les impôts coraniques existants pour les remplacer par un nouveau, supposé plus rationnel, le tertib. Ce nouvel impôt élargi la base fiscale, puisqu’Européens et Marocains y sont pareillement soumis, et clarifie l’assiette fiscale, en se fondant sur la surface cultivée, le nombre d’arbres fruitiers et l’importance du cheptel. Plutôt que de faire reposer la collecte des impôts sur les caïds dont la loyauté est toujours douteuse, un nouveau corps de fonctionnaires, rémunéré uniquement par le Makhzen, hérite de cette prérogative. Cette réforme, qui répond méthodiquement à plusieurs problèmes clairement identifiés du système fiscal marocain, est un échec complet. Elle provoque une levée de boucliers généralisée au Maroc. Pour les autorités religieuses, la suppression des impôts coraniques confirme l’impiété d’un Sultan à la solde de l’Europe chrétienne. »

Dette publique et impérialisme au Maroc, de Adam Barbe, préface de Thomas Piketty, Editions La Croisée des chemins (2020)

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Oragroup annonce une activité opérationnelle en hausse de 24 % en 2020


À la suite du Conseil d’administration du groupe bancaire panafricain Oragroup qui s’est tenu le 06 avril 2021, au cours duquel les états financiers de la société ont été validés au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2020, publiés selon la norme internationale IFRS, Oragroup annonce de bonnes performances, malgré un contexte difficile lié aux effets économiques de la pandémie de la COVID-19.

Oragroup affiche un total bilan de plus de 3 268,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 24% par rapport à l’année précédente. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 2 124 milliards de francs CFA et les créances à la clientèle à 1 584,8 milliards de francs CFA, soit des hausses respectives de 17 % et 16 %. Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire de 155,4 milliards de francs CFA et un résultat net consolidé à 9,4 milliards de francs CFA.

Ces chiffres consacrent l’efficience opérationnelle du Groupe bancaire,…


Prvisions Roche: revenus trimestriels autour de 14,8 milliards de francs


Zurich (awp) – La multinationale pharmaceutique Roche a agenda au mercredi 22 avril la publication de son chiffre d’affaires sur les premiers trois mois de l’année. Dix analystes sont prêts pour le consensus AWP au jeu des pronostics.

T1 2021E
(en mio CHF)         consensus AWP   T1 2020A

chiffre d'affaires:     14'791         15'143
- Pharma:               10'660         12'262
  Herceptin                635          1'207
  Rituxan                  713          1'389
  Avastin                  879          1'497
  Ocrevus                1'188          1'112
  Tecentriq                762            644
  Hemlibra                 657            521
- Diagnostics:           4'097          2'881

FOCUS: les tendances de fond suivre fort de s’être maintenues au premier trimestre. La pandémie de coronavirus aura ainsi pesé sur les ventes de médicaments administrables en milieu hospitalier en raison du rapport d’interventions non prioritaires et de la réquisition de certaines structures de soins pour les patients Covid-19. A l’inverse, la même franchise Covid-19 aura continué à alimenter l’unité Diagnostics.

Les observateurs n’échappent pas non plus à la désormais sempiternelle équation opposant la concurrence à l’achat de versions biosimilaires de moteurs de ventes vieillissants au rajeunissement du portefeuille de produits commercialisés. Invoquant un manque à gagner de jusqu’à 40% par rapport aux points culminants du Mabthera / Rituxan, de l’Avastin et de l’Herceptin, les analystes doutent que les lancements récents soient parvenus à combler complétement le gouffre.

OBJECTIFS: la direction s’était montrée prudente en février au moment d’aborder les perspectives pour l’exercice en cours, calquant ses ambitions sur celles de l’an dernier. La croissance hors effets de changements doit s’établir dans une fourchette de 1 à 5%, nonobstant un impact persistant des biosimilaires. Le bénéfice par bon de jouissance de base doit suivre une progression similaire et les actionnaires pourront compter sur une nouvelle augmentation de leur rémunération.

POUR MÉMOIRE: Roche a revendiqué fin janvier le succès de deux études cliniques avancées évaluant le faricimab pour le traitement de la dégénérescence maculaire néovasculaire (humide) liée à l’âge. Le laboratoire assure l’avoir pas d’infériorité de son médicament par rapport à l’aflibercept, malgré un intervalle entre les injections de seize semaines au lieu de huit.

La thérapie génique Evrysdi (risdiplam) a par ailleurs été homologué fin mars contre l’amyotrophie musculaire spinale de types 1, 2 et 3 chez les patients dès deux ans.

Sur le front de la lutte contre le coronavirus, le béhémoth bâlois a encore assis sa position avantageuse dans le segment des tests, décrochant notamment en Suisse fin mars une autorisation de commercialisation pour des autotests antigéniques rapides du Sars-Cov-2.

Le partenaire américain Regeneron a de son côté obtenu des recommandations pour l’homologation de son traitement expérimental Regen-Cov des deux côtés de l’Atlantique.

Roche a par contre mi-mars n’avoir pas reconnu dans le cadre de l’étude clinique avancée Remdacta menée avec Gilead Sciences de réduction du temps d’hospitalisation de patients Covid-19 était administré une combinaison d’Actemra (tocilizumab) et Veklury (remdesivir), par rapport à une administration de Veklury seul.

Le laboratoire a aussi essayé un échec avec le tominersen contre la maladie de Huntington, caractérisé par une dégénérescence neuronale.

Sur le front des fusions-acquisitions, Roche a conclu avec Genmark Diagnostics un accord de reprise valorisant le développeur américain de solutions de diagnostic à 1,8 milliard de dollars (près de 1,7 milliard de francs suisses).

COURS DU TITRE: le bon de jouissance Roche a été ballotés en 2021, pour naviguer désormais autour de sa valorisation de début janvier. A titre de comparaison, le SMI a progressé de près de 5% sur la même période.

site internet: www.roche.com

hr / jg / jh